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2005, L'ESWC S'OFFRE UN "LIFTING" ET REJOINT PARIS

Pour fêter ses 15 ans, l'ESWC vous propose de revenir sur ses compétitions les plus prestigieuses. Troisième étape de notre voyage en DeLorean, l’ESWC 2005 avec le déménagement officiel de la Coupe du monde des jeux vidéo.

Après deux années à Poitiers, en 2005, l’ESWC décide donc de déménager à Paris avec l’objectif de proposer la possibilité de venir assister à ses compétitions à un public encore plus conséquent. Le lieu devient plus « glamour », on passe du Futuroscope au prestigieux Carrousel du Louvre et le cash prize s’élève désormais à 300 000$ pour l’ensemble des tournois. Team-aAa développe : « Encore une fois cette année, les principes élaborés par Ligarena depuis l’ESWC 2003 et les Lan Arena ont continué à être appliqués tout en étant largement améliorés. » Cependant, malgré une augmentation plus que notable du nombre de spectateurs (5000 pour l’année précédente, 15 000 pour cette année 2005), l’ESWC doit encore faire face à l’image négative véhiculée par les jeux vidéo auprès d’une partie du public. A cette époque, l’aspect d’une possible « cyberaddiction » n’est jamais vraiment bien loin, comme le concédait aisément le président, Matthieu Dallon : « Les jeux vidéo font encore peur ». Malgré tout, cela ne l’empêchera pas d’annoncer la couleur lors de la cérémonie d’ouverture : « L’ESWC 2005 n’est pas un aboutissement, mais le début d’une grande aventure ». The show must go on !


WE ARE THE UNITED STATES !

Au niveau des résultats - alors que le Danemark avait dominé en 2004 la scène Counter-Strike en remportant le tournoi féminin et le tournoi masculin l’année précédente, c’est bien au tour des États-Unis d’imposer leur style lors de cet ESWC. Transparent lors de l’ACON5 durant lequel les Français de Bizounours ont brillé avec une jolie seconde place (derrière Virtus.Pro), compLexity va finalement réussir à s’imposer comme la meilleure équipe du monde sans concéder plus de 10 rounds dans le bracket final. C’est dire la performance réalisée par les coéquipiers de fRoD et de sunman. Du côté des filles, ce sont les Girls Got Game qui vont briller au détriment des brésiliennes de LadieS.AMD, déjà secondes lors du dernier ESWC. Pendant ce temps-là, btb s’offrait une 4ème place avant d’entamer son ascension sur le toit du monde, quelques mois plus tard.

Pour les goodgame, la déception est de taille avec une élimination prématurée au regard des ambitions tricolores : vaincu lourdement par compLexity (16-6) en ¼ de finale. Malheureusement, le meilleur joueur des fameux GG (Julien Mailhé, alias YoRliN), n’avait pas pu prendre part à la compétition (en raison d’examens scolaires), remplacé au dernier moment par Issam. Un handicap conséquent qui empêchera goodgame d’atteindre ses objectifs. Porté par son leader charismatique et l’un des plus importants dans l’histoire de Counter-Strike, bisou (ou Marc Naoum pour les intimes), Hostile s’arrêtera lors de la seconde phase de groupes. Une sacrée désillusion pour le camp tricolore.



Les Orcs sont intenables, Quake III nous dit au revoir…

Sur Warcraft III, à l’inverse de l’édition précédente, Grubby est bien présent. Et cela va se ressentir dès l’entame du tournoi : 7 victoires pour 0 défaite lors de la 1ère phase de groupes pour le hollandais magique. Que dire de plus… ? Une première défaite lors du second tour face à FoV (vainqueur l’année précédente) et Grubby va s’envoler vers le titre suprême en remportant l’ensemble de ses matchs sur le score de 2 maps à 0. Monumental, tout simplement.



Du côté tricolore, la « chance » ne sera pas vraiment au rendez-vous avec une poule composée des 3 joueurs français présents pour l’occasion, Wolf, FaTC et ChobO. Seul tricolore à se hisser dans le bracket final, le GG|Wolf terminera finalement son tournoi sur un top 5/8 plutôt intéressant et confirmant ainsi sa place parmi l’élite.



Pour Quake III, référence absolue en matière de FPS, l’ESWC 2005 va marquer le retour au format individuel après une année calquée sur le modèle de la Coupe Davis. Mais surtout, le dernier grand tournoi sur cette version du jeu puisque Quake 4 va faire son apparition quelques mois plus tard. Sans surprise (ou presque), le Russe Cooller va en profiter pour s’adjuger son second titre de champion du monde après sa victoire en 2003. Au-delà des résultats du tournoi, principalement, c’est l’émotion véhiculée par le jeu en lui-même qui va rester dans les mémoires. La review du tournoi proposée par le site français team-aAa.com résumait à merveille cette alchimie entre les joueurs et le public : « Un tournoi international à Quake 3, c’est comme un club de bridge qui se retrouve, ce sont des vieux amis qui ne se voient pas souvent mais qui s’apprécient et qui aiment s’affronter. Ces joueurs venus des 3 coins des pays à forte tendance shaftiques, se rencontrent depuis maintenant 5 ans, et s’affrontent, plus que des adversaires, ce sont devenus des amis. Et cette ambiance a rendu le tournoi magique, les joueurs se connaissent, se respectent, exit les coups bas. Vraiment, on regrettera Quake 3 pendant longtemps, dans mon fort très intérieur, des fois la nuit je rêve de voir un autre tounoi international se jouer sur ce jeu dont on peut dire que c’était notre religion ».


Un français au sommet !

Malgré la désillusion pour le camp tricolore sur Counter-Strike notamment, un joueur français va parvenir à sortir du lot lors de cet ESWC grâce à Unreal Tournament. Véritable fierté tricolore, Winz (ou Michael Bignet, aujourd’hui joueur professionnel sur Overwatch), représentant de l’équipe aAa à l’époque, va finalement s’imposer contre son coéquipier (Falcon) en finale. L’occasion d’entamer l’écriture de l’une des plus belles pages de l’histoire de l’esport français puisque Winz est tout simplement aujourd’hui détenteur de 6 médailles de champion du monde. L’équivalent d’un Thierry Omeyer dans le monde du sport traditionnel, ou d’un Teddy Riner. En soi, un champion hors-norme.



Sur PES, malgré toute sa bonne volonté, Samsam ne parviendra pas à réitérer son exploit de l’année précédente et la victoire finale va revenir à ArabianJoker. Premier titre de champion du monde pour un joueur arabe.

En 2006, l’ESWC va encore franchir un cap en rejoignant un nouveau lieu prestigieux dans l’optique d’élever définitivement l’esport au rang de « show » sur le territoire tricolore. Mais ça, ce sera pour le prochain épisode…

Podium Counter-Strike :
 

  1.     compLexity
  2.     SK-Gaming
  3.     mousesports


Podium Counter-Strike féminin :
 

  1.     Girls Got Game
  2.     LadieS.AMD
  3.     x6tence.AMD


Podium Warcraft III : Frozen Throne :
 

  1.     Grubby
  2.     Deadman
  3.     ReiGn


Podium Unreal Tournament 2004 :
 

  1.     Winz
  2.     Falcon
  3.     Lauke


Podium Quake 3 :
 

  1.     Cooller
  2.     czm
  3.     fojji


Podium PES 2004 :
 

  1.     ArabianJoker
  2.     Mike Moreton
  3.     Legre


Podium Gran Turismo 4 :
 

  1.     Snake
  2.     Lucky
  3.     Carter


- coL @ ESWC 2005 : https://www.youtube.com/watch?v=Z9wPnD__0i8
 
- Goodgame @ ESWC 2005 : https://www.youtube.com/watch?v=DqZrBM_dySI&t=1s
 
- Finale Quake 3 (Cooller vs czm) : https://www.youtube.com/watch?v=PcbpIntnG8c
 
- Finale Warcraft III (Grubby vs Deadman) : https://www.youtube.com/watch?v=9Zjpugzucrg
 
https://www.youtube.com/watch?v=koYZiZBG2ko