2006, l'ESWC fait entrer l'esport dans le temple du sport

07.06.2018 - Toutes les news

Pour fêter ses 15 ans, l'ESWC vous propose de revenir sur ses compétitions les plus prestigieuses. Quatrième étape de notre voyage en DeLorean, l’ESWC 2006. Synonyme de fierté pour le camp tricolore !

En 2005 - après deux années successives passées au Futuroscope de Poitiers, l’ESWC avait donc déménagé à Paris afin de toucher un public encore plus conséquent. En 2006, la « maison » va encore franchir un cap en rejoignant un haut lieu du spectacle avec Bercy comme hôte d’accueil, en plein cœur du Palais Omnisports. Ainsi, pendant 3 jours plus de 7000 visiteurs quotidiens garniront pour la première fois Bercy, le temple du sport parisien équipé d'un dispositif technique hors norme en son coeur pour accueillir les 600 champions venant de 50 nations différentes.

En 2006, un nouveau jeu est mis à disposition des gamers : TrackMania Nations, du studio Nadéo, un jeu de course totalement déjanté requérant une précision d’orfèvre. Une idée en « or » puisqu’un français va s’offrir le précieux titre de champion du monde dans cette catégorie en la personne de Dorian Vallet, alias ‘Carl Jr’. Il ne sera pas le seul ; à domicile, les français vont se montrer intraitables !

Le jour de gloire est arrivé

Sur PES5, l’incontournable Bruce Grannec (ou ‘Spank’, pour les intimes) va prendre l’ascendant sur son compatriote ‘Myto’ (Mustafa Menadi) sur le score de 4 buts à 1 en finale, signant par la même occasion sa première victoire lors d’une Coupe du monde des jeux vidéo. Au micro de team-aAa.com, la « coqueluche » tricolore de la scène FIFA restait tout de même modeste à l’issue de sa victoire, sans pour autant cacher sa joie : « Tous les matches de phase finale ont été vraiment difficiles... Mais le match contre Myto fût particulier et donc je le mets en match le plus difficile. En effet, on s’est déjà affronté beaucoup de fois cette saison et il avait à cœur de me battre pour toutes les fois où je l’ai battu. A chaque fois ça se joue à pas grand-chose, et encore une fois ça a été le cas même si le score ne reflète pas la physionomie du match. (…) Je suis très heureux d’être champion du monde, et en plus je suis fier d’avoir porté haut les couleurs de la France avec Myto. Jinxy qui termine le podium est symbolique, puisqu’il est francophone. On a marqué cette coupe du monde de la plus belle des manières ! »

Du côté de Quake 4, après sa victoire sur Unreal Tournament l’année précédente, Winz va remettre le couvert en s’imposant un peu plus comme l’un des grands Maîtres des FPS à travers le monde. En finale – pourtant mené 1/0 au terme de la première carte, le joueur tricolore va parvenir à s’imposer face au biélorusse, Cypher, par 2 maps à 1. Et ce, sans avoir pourtant endossé le statut de favori à l’entame de la compétition. Surprendre pour mieux dominer ses adversaires ? La marque de fabrique des plus grands compétiteurs. Team-aAa.com toujours : « Très peu attendu dans le top 2 et très critiqué, Michaël a surpris beaucoup de monde en terminant vainqueur de la compétition ». Savoir répondre avec la manière ? La force des plus grands champions !

Les hommes chutent, les femmes triomphent

Sur la scène Counter-Strike, si les hommes ont déçu durant cet événement (malgré la victoire des WebOne de bisou face à la fameuse Team 3D restée dans les mémoires), la « sensation » tant attendue par le public tricolore aura bien lieu. Portées par l’élan d’un public en délire, iZee, Biki, RiTTa, MiTsu et DiamOnd vont dompter les seules en écrivant par la même occasion l’une des plus belles pages de l’esport français. 5 dames restées dans les mémoires, pour une victoire légendaire.

Du côté des hommes, pendant que Zidane et ses amis marchaient sur le Brésil (avant de chuter en finale contre l’Italie), les mibr (diminutif de « made in brazil »), surprenaient la communauté Counter-Strike en remportant le titre de champion du monde face aux suédois de la team fnatic. Sur Warcraft III, le premier français : ToD, ne pourra pas vraiment nourrir de regrets en étant vaincu par le futur champion du monde en ¼ de finale, le Coréen Lucifer. Autre jeu de course référence dans l’esport à cette époque, Gran Turismo 4 offrait un podium 100% tricolore avec la victoire de Pierre « Snake » Lenoir. 7 tournois, 5 médailles d’or au total, l’ESWC 2006 restera comme le meilleur opus pour le camp tricolore. Et surtout, comme celui qui a définitivement propulsé la discipline au rang de spectacle en France.

Podium Counter-Strike masculin :

  1.     made in brazil
  2.     fnatic
  3.     ALTERNATE aTTax


Podium Counter-Strike féminin :

  1.     btb
  2.     les seules
  3.     Hacker.Victory


Podium Warcraft III : Frozen Throne :

  1.     Lucifer
  2.     ZeuS
  3.     Sky


Podium TrackMania Nations :

  1.     Carl Jr
  2.     Baiy000r
  3.     gaLLo


Podium Quake 4 :

  1.     Winz
  2.     Cypher
  3.     Forever


Podium PES 2005 :

  1.     Spank
  2.     Myto
  3.     Jinxy


Podium Gran Turismo 4 :

  1.     Snake
  2.     Lucky
  3.     Carter