Optic Gaming sont les champions ESWC 2015 !

05.05.2015 - Toutes les news « ESWC 2015 COD »

Dimanche. Quatre équipes, 50000 dollars et un titre mondial.

Les résultats serrés des groupes hier ont rendu caduque la notion de favoris et challengers dans ce tournoi de très haut niveau. D'Optic Gaming à Vitality, en passant par Revenge et Denial, toutes les équipes qualifiées ont montré un niveau incroyable et une envie totale de finir au sommet.

La première demi-finale opposait Optic à Vitality. L'équipe anglaise a fait forte impression la veille, en l'emportant sur Denial et Faze. Mais Optic était inarrêtable. Après un départ difficile (défaite 2-3 contre Barrage), le géant américain a enchaîné des victoires convaincantes sur Denial (3-2) et Millenium (3-1). Les Vitality ne purent faire le poids, balayés 3-0. L'autre demi-finale fût une toute autre histoire.

Revenge et Denial sont les deux équipes du moment sur la scène compétitive de CoD, ayant atteint la finale du COD Championships. C'est Denial qui remporta le titre. Quelques semaines plus tard, ils confirment les raisons de leur succès, en remportant clairement les deux premières manches, empêchant Revenge de développer son jeu. Nous nous dirigions alors tout droit vers un autre 3-0, quand Faccento et ses coéquipiers décidèrent enfin d'élever leur niveau et de revenir à deux manches partout, poussant Denial à une cinquième manche décisive. Sur "Recovery", Revenge maintient sa dynamique et pousse son avantage à un score de 5-2. Encore un round et ils renversent les favoris ! Mais Denial possède aussi son joker et va commencer à marquer des rounds et en sauver d'autres, jusqu'au onzième et tout dernier... qu'ils remportent également. Dans la salle comme sur Internet, les spectateurs frisent l'hystérie et rendent hommage à l'énorme performance de Clayster.

Et nous connaissons ainsi nos finalistes. Optic Gaming contre Denial. L'équipe la plus célèbre du monde, contre l'équipe la plus performante du monde, pour une finale de rêve.
D'un côté, Optic se doit de prouver que sa 7e place aux COD Championships reste un incident de parcours. De l'autre côté, Denial se doit de prouver qu'ils sont plus qu'une autre sensation, le temps d'un tournoi.

Dimanche, fin d'après-midi. Les deux équipes se rassemblent derrière la scène, se mobilisent une dernière fois avant d'être finalement appelés sur la grande scène, où un public du Zénith déjà chauffé à blanc leur réserve un accueil monstrueux : cris, chants, applaudissements, tapes du pied... Aux "Let's go Optic !" répondent des "Denial ! Denial !"

Première manche, mode "hardpoint" sur "Solar". Comme prévu, les deux équipes se tiennent dans un mouchoir de poche, se rendant coups pour coups, frags pour frags. Le score monte vers les 50 points de chaque côté, jusqu'à ce que Crimsix décide de nous rappeler pourquoi il est le seul double champion ESWC sur Call Of Duty. Une série exceptionnelle de 5 frags d'affilée et il fait poser genou à terre à Denial, qui ne rattraperont jamais leur retard.

Seconde manche, mode « snd » sur « Detroit ». Optic maintient la pression et domine la plupart des premiers rounds. Surhumain avec son fusil sniper, Formal impose sa loi à ses adversaires. En un rien de temps, Optic obtient ses premières balles de match sur un score sévère de 5 à 2. Une dernière manche et c’est fini. C’est à ce moment précis que Denial décide de nous refaire le coup du comeback sur « snd », comme lors des demies-finales déjà mythiques contre Revenge. Plus agressifs et en réussite, ils poussent Optic à un ultime 11e round… mais ce coup-ci, Optic ne cède pas et emporte la seconde manche.
Coup de massue sur le crâne de Denial et de leurs fans, silencieux pour la première fois depuis le début du tournoi ! Mais personne ne voulait voir de 3-0 dans cette grande finale, pas après le niveau de ce tournoi. Les encouragements et chants repartirent de plus belle. Troisième manche, « uplink » sur « comeback ».

Et pourtant… Optic douche encore les espoirs de Denial, tant leur domination sur la première mi-temps de cette manche fût totale. Donnant l’impression de pouvoir marquer lorsqu’ils le veulent et ne laissant pas un porteur de Denial avancer de quelques mètres, ils s’envolent 9-3. Dans le langage Call Of Duty, ce genre de score signifie « faites vos valises, tout le monde rentre ». Et c’est alors que Denial décida de tenter un nouveau comeback (le nom de la map s’y prêtant particulièrement bien…). Vous rappelez-vous du scénario de la seconde manche ? Oubliez-le.

Stratégies fourbes, tactiques puissantes, tentatives de « je power slide sur toi et te frag d’un coup de balle dans la tête »… Denial a tout passé à Optic avec une réussite insolente et retrouvée ! L’’égalité est arrachée à une minute de la fin et la l’avantage pris dans les dernières secondes. 31-11 pour Denial. Les joueurs, le public, les commentateurs et Internet sont en feu.

Quatrième manche, « ctf » sur « Retreat ». Comme à chaque fois depuis le début des finales, Optic prend un meilleur départ, Formal jouant les trouble-fête dans la défense de Denial. Mais les coéquipiers de Clayster limitent la casse et n’encaissent qu’un drapeau.
Ils enclenchent alors la seconde vitesse et reprendre le contrôle de la carte et des drapeaux. Ils commencent à marquer, puis à prendre la tête de la partie, le score est de 3 à 1 en leur faveur. C’est une première dans cette finale et c’est peut-être ce qui leur joué des tours.
Adorant être en position de challengers, Denial gère mal son avance en reculant et en se montrant moins agressif. Et Optic en profite pour s’engouffrer dans les failles de son adversaire, passant des drapeaux faciles comme épiques. Denial prend l’eau et ne s’en relèvera pas, alors qu’ils menaient encore à 50 secondes de la fin du temps règlementaire ! Optic l’emporte une seconde fois sur leurs rivaux dans ce tournoi, avec une démonstration de puissance.

Le « #GreenWall » était venu à Paris pour lancer un message fort à ses millions de fans : Optic Gaming reste la meilleure équipe de Call of Duty sur la planète. Mission accomplie, dans la douleur. Sur la grande scène, sous les clameurs de la foule, Scump avoue n’avoir pas été loin de tomber dans les pommes sous la pression, pendant que Crimsix fait un signe de « 3 » avec ses doigts, à la manière d’un champion NBA. Car il détient désormais un palmarès unique dans l’histoire : trois titres de champion du monde ESWC consécutif. Et trois incroyables coéquipiers à ses côtés.

Félicitations Optic Gaming et à tous les participants pour nous avoir offert ce tournoi qui restera dans les annales !